25.01.2009

réponse à moi-même

Mon cher moi (si cher que je me demande parfois si j'ai bien les moyens de me me payer, ou plutôt, si je ne pourrais pas me passer de moi, après tout, on rêve tous de gagner le gros lot, de se payer une Ferrari avec la pin-up livrée avec, et l'on n'en continue pas moins de vivre sans),

en réponse à ton billet d'humeur d'hier (du meurdière ?), je t'invite à méditer cet extrait de la nouvelle "Le dernier regard", de Jean Claude Bologne (ed. Le Grand miroir, 2008) :

"Beaucoup de gens, arrivés à un certain âge, se demandent ce qu'ils ont accompli d'essentiel dans la vie (...). Ils se disent qu'ils n'ont plus beaucoup de temps pour achever ce qu'ils sont venus faire au monde, mais que sont-ils venus faire ici-bas ? Ils ne le savent pas. Chaque entreprise, ils la veulent capitale, de peur de gaspiller le peu de temps qui leur reste. Le peu de temps qui leur reste, ils le passent à s'interroger sur l'oeuvre essentielle à lui consacrer."

Alors, mon bon ?

bien à toi,

moi

 

Commentaires

Déjà, ne pas perdre sa vie à vouloir la gagner est un bon pas...
Les métaux sont si lourds...

Ecrit par : galinette | 25.01.2009

Une idée pour réussir sa vie...

Jouer aux soldats
A la télé j’ai vu des commandos qui travaillaient du béret…On leur apprenait à distinguer les bons des méchants par un chemin fort compliqué qui consistait à courir 35 kilomètres avec une tête vide sur les épaules qui pesait quand même 20 kilos sur leur dos. Tout ça pour en tirer ce qui m’avait frappé dès l’exorde : dans leur viseur, au bout de leurs balles, il y a le méchant et, devant la glace, chaque matin, celui qui se rase, c’est le bon.

Fabrice

Ecrit par : marzuolo | 11.02.2009

Palissades

Palissades
Souvenirs, mondes étranges
Jardins piquetés, appentis
De grandes maisons de briques qui arasent l’été
Une tranchée où passe une double voie ferrée
Ce long clocher austère

Palissades
Les enfants s’imaginent
Déserts remplis de riens
Longues histoires dévidées, gratifiées de sourires
Gravitées projetées, insouciances sereines
Pérennes et naïves

Palissades
Après midis austères
Assis dans le gravier
Espérances inutiles, destins déjà morts nés
Lendemains qui distillent d’inutiles projets
Joyeusetés d’enfances

Palissades
Attentes, teintures d’oubli
En jeudis éphémères
Quelques années déjà de « passés » sur la terre
Décennies à venir pas même envisagées
Aux âges déraison

Palissades
Le silence du vide
Et l’esprit en vacance
Chiendent qui néanmoins perce sous le ballast
Que de vieux jardiniers s’échinent à arracher
Maugréant sous le ciel

Palissades
Sépia, pliures de cliché
Punaisés sous le front aux voliges d’avant
La peur d’y retrouver toutes ces heures perdues
Ranger dans ce grenier
Mes cinquante années

Ecrit par : le meur | 02.03.2009

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