19.06.2009

écrire

Quand il n'édite pas, l'éditeur écrit.

Vient de paraître : le 18e volume de l'anthologie annuelle de littérature fantastique Le Codex Atlanticus (ed. La Clef d'argent), avec une nouvelle inédite de Alain Kewes, le sympathique éditeur de Rhubarbe. La nouvelle en question s'appelle "le Potager révélateur" et n'est pas sans cligner tapageusement de l'oeil à un certain Poe, obscur mais génial écrivaillon du 19e siècle américain.

Le tout vaut 10 euros et peut être trouvé en librairie ou directement chez l'éditeur, 22 avenue Georges Pompidou 39100 Dole.

 

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Quand on y pense... Un obscur pressentiment, largement partagé, sussure que derrière tout éditeur se cacherait un auteur déçu, ou frustré, ou raté, tout comme chacun sait que les journalistes sont des écrivains ratés ou des politiciens pusillanimes, et les enseignants des chercheurs restés en herbe, et les chercheurs... Enfin, vous savez bien ce qui se dit.

Qu'en est-il ? Ecrire et éditer, pour reprendre le titre d'un magazine précieux auquel j'ai eu le plaisir de collaborer (ce n'est pas pour cela qu'il était précieux, cependant), sont ils de même nature ? exclusifs l'un de l'autre ? complémentaires ?

La question est si vaste que je ne manquerai pas de lui consacrer un article un jour ou l'autre. Sans y répondre, croyez-le bien.